INFO-NÉGO FEESP-CSN (SEPCM) #2

EST-CE QU’ON NOUS PREND POUR DES NUMÉROS?

Mai 2015

EST-CE QU’ON NOUS PREND POUR DES NUMÉROS?

C’est le 12 février dernier que s’est tenue la première rencontre de négociation dans le cadre du renouvellement de notre convention collective, échue depuis le 31 mars 2015. Après avoir lu et analysé les demandes patronales formulées dans le cahier déposé en février, nous pouvons aujourd’hui affirmer qu’un fossé important sépare nos revendications des préoccupations de l’employeur.
Alors que, du côté syndical, nous formulons des demandes pour encourager une plus grande autonomie professionnelle, améliorer nos conditions de travail, protéger nos emplois et assurer une participation plus équitable de l’employeur aux assurances collectives, les revendications de la Société du Palais des congrès de Montréal vont dans un tout autre sens. Les demandes de l’employeur, entre autres sur les horaires de différents titres d’emploi, précariseront le travail et augmenteront inévitablement la sous-traitance.

De plus, l’employeur nous demande d’accepter une convention de cinq ans, à par- tir de la signature, alors que l’ensemble des organisations du Front commun demande une convention de trois ans et que le gouvernement propose une convention de cinq ans, à partir du 31 mars 2015. L’employeur souhaite ainsi nous extirper de la négociation du secteur public, ce qui nous isolerait et nous priverait de la force de mobilisation des 400 000 personnes qui composent le Front commun.

Avec un taux d’occupation toujours croissant au Palais, plusieurs des demandes que l’on retrouve dans le cahier patronal nous semblent complètement injustifiées. Au cours des prochaines années, la Société aura plus que jamais besoin de nous, de notre expertise.

L’heure est donc à la mobilisation. Des actions seront organisées au cours des prochaines semaines et des prochains mois; nous vous invitons à y participer en grand nombre!

Votre comité de négociation
Daniel Potvin, président
Sylvie Chicoine, vice-présidente
Réjean Roy, membre élu du comité de négo
Francis Brossoit, conseiller syndical et porte-parole

DEMANDES PATRONALES : ON ATTAQUE NOS DROITS ET NOS CONDITIONS DE TRAVAIL

Notre convention actuelle: le résultat de notre force collective

  • Possibilité pour les employés de gérer leur horaire de travail à partir de plages fixes et de plages mobiles et de déterminer eux-même, de façon autonome et quotidienne, le début et la fin de leur journée de travail.
  • L’employeur doit traiter chaque licenciement de façon indépendante et le justifier par une baisse réelle et substantielle des activités commerciales de la Société.
  • L’employeur peut exiger des employés qu’ils participent à des formations. Lorsque celles-ci dépassent 35 heures, les employés sont payés en heures supplémentaires.
  • Tout employé ayant trois ans d’ancienneté et plus dans un poste obtient la sécurité d’emploi.
  • Avant 2010, l’employeur assumait entièrement, et en tout temps, les frais d’arbitrage. À la dernière négociation, nous avons consenti à payer 50 % des frais, lorsque nous perdons l’arbitrage.
  • Accès à un horaire d’été pour les ouvriers du Palais des congrès de Montréal.
  • L’employé reçoit un avis trois mois avant l’abolition de son poste. Il peut alors se prévaloir du droit de supplanter un employé moins ancien que lui, dans la mesure où il remplit les exigences du poste. L’employé doit prendre sa décision 10 jours avant l’expiration des trois mois.
  • Congé social pour événement de force majeure, applicable pour les urgences familiales.
  • Pour les superviseurs à la sécurité : un horaire de 84 heures sur deux semaines, avec une alternance de jour et de soir/nuit.
  • Pour le technicien en télécommunications : un horaire de 35 heures/semaine, du lundi au vendredi de 7 h 30 à 15 h.

Ce que souhaite l’employeur : sabrer dans nos acquis

  • Modifier la définition du concept d’horaire variable en permettant aux employés de gérer leur horaire, sous réserve de « de respecter les besoins opérationnels du service ». Une modification qui ouvre la porte à une éventuelle imposition d’un cadre horaire déterminé.
  • Retirer de la clause de licenciement la notion de «baisse réelle et substantielle des activités commerciales de la Société» et ainsi faciliter les licenciements.
  • Lors des semaines de formation, payer les heures supplémentaires à partir de la 40ème heure seulement.
  • Fin de la sécurité d’emploi pour les futurs employés. L’employeur propose de reconnaître la sécurité d’emploi seulement pour les employés ayant trois ans et plus d’ancienneté au 31 mars 2015.
  • Établir la règle du « qui perd, paye » et ainsi obliger le syndicat à assumer 100 % des frais lorsqu’il perd un arbitrage.
  • Mettre fin à l’horaire d’été des ouvriers en utilisant comme motif les besoins de la clientèle et gérer les demandes à la pièce.
  • Obliger l’employé à transmettre sa décision dans les dix jours suivant l’avis d’abolition de poste.
  • Exclure les urgences familiales de la notion de «force majeure».
  • Réduire à 35 heures/semaine l’horaire des superviseurs et mettre fin au quart de nuit en confiant cette tâche aux agents de Garda, avec comme conséquences directes une augmentation de la sous-traitance et une perte de salaire de plus de 10 000 $ par année pour les superviseurs.
  • Établir à chaque semaine l’horaire du technicien en télécommunications, selon les besoins événementiels à couvrir.
  • Exiger une disponibilité de l’employé du lundi au vendredi, entre 7 h 30 et 18 h.

PENDANT CE TEMPS À LA TABLE CENTRALE…
LE CONSEIL DU TRÉSOR NOUS OFFRE L’APPAUVRISSEMENT, MAINTENANT ET À LA RETRAITE

Les négociations ont également débuté à la table centrale, où se discutent les matières à implication monétaire. C’est le 15 décembre dernier que les représentants du Front commun (CSN, FTQ et SISP) ont reçu les propositions du Conseil du trésor : des offres méprisantes qui provoqueront, à coup sûr, un appauvrissement des travailleuses et des travailleurs des services publics.

Nos demandes


Sur les salaires

Une convention collective de 3 ans, avec des augmentations salariales de 4,5% par année pour :

  • Combler notre retard de rémunération par rap- port à l’ensemble des salarié-es québécois;
  • Maintenir la parité et se protéger contre la hausse du coût de la vie ;
  • Améliorer nos conditions de vie, particuliè- rement pour les bas salarié-es et ceux en situation de précarité.

Sur le régime de retraite

Aucune demande sur le RREGOP.

Nous contribuons déjà à hauteur de 50 % dans notre régime. De plus, à la dernière ronde de négociation, nous avons fait les ajustements nécéssaires à la santé financière du RREGOP. Celui-ci est aujourd’hui capitalisé à 96 % et donc pleinement en mesure de respecter ses engagements envers les futurs retraité-es.

Les « offres » du gouvernement


Sur les salaires

  • 2015 = 0 %
  • 2016 = 0 %
  • 2017 = 1 %
  • 2018 = 1 %
  • 2019 = 1 %

Une convention collective de 5 ans, avec des augmentations faméliques qui feraient doubler le retard de rémunération entre les employé-es du secteur public et les autres salarié-es québécois.


Sur le régime de retraite

Des mesures qui risquent de provoquer un exode des travailleuses et des travailleurs du secteur public vers la retraite :

  • Faire passer de 60 à 62 ans l’âge de la retraite sans pénalité ;
  • Calculer la rente sur les 8 meilleures années, plutôt que sur les 5 meilleures ;
  • Augmenter la pénalité pour un départ à la retraite anticipé de 4% à 7,2% par année à combler.

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